« La vie en présence, sans vouloir, sans attente de résultat, ouvre la porte aux miracles. Tout le monde a accès à ce monde de merveilles, en réalité c’est le monde de la simplicité et du non-vouloir, rien de plus, rien de moins. N’imaginez pas que je vous décris un monde déconnecté de la réalité, au contraire, c’est LA réalité que nous ne voyons pas.
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Nous déchargeons notre mental de nos attentes et de nos décisions; notre vie peut alors devenir une sorte de danse avec l’univers. Comme un enfant dans un jeu de piste, nous suivons les indications de notre intuition.
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Lorsque nous dansons avec la vie, nos peurs deviennent progressivement un lointain souvenir. Nous regardons avec tendresse cet ancien « nous » qui avait peur de manquer, peur d’être pauvre, peur d’être considéré, peur d’être agressé, peur de se lancer…
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Le plus grand miracle est que, pour contempler cela, il n’y a rien à faire. Il suffit d’être.
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Dans un tel monde, quelque chose de merveilleux se déploie: nous ne sommes plus aux commandes, autrement dit notre mental n’est plus aux commandes. Notre conscience passe, « glisse » du mental à l’intuition. Le sculpteur sait où donner le coup de marteau, avec quelle inclinaison du ciseau et quelle intensité, sans qu’aucune réflexion, aucune pensée ne soit présente. Il se regarde créer, juste témoin de sa création… Et elle est parfaite. (…) Il n’y a aucune attente de résultat et bien sûr aucune attente de reconnaissance, d’enrichissement ou de célébrité. L’artiste lui-même ressent l’émerveillement et la joie, il vit dans un monde féérique, connecté à sa nature profonde. »

Extrait de « Plus de peurs que de mal » d’André Charbonnier

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