Extraits de « Biologie des croyances  » de Bruce Lipton.

« il n’est jamais trop tard pour qu’un adulte parvienne à dépasser sa propre programmation négative  »

(…)

« Entre la naissance et l’âge de deux ans, le cerveau humain fonctionne surtout en basses fréquences, appelées ondes delta, qui vont de 0,5 à 4 cycles par secondes (Hz). Bien que les ondes delta constituent l’onde cérébrale prédominante des bébés, ces derniers peuvent présenter de courtes périodes de plus haute activité cérébrale. Entre deux et six ans, un enfant commence à passer davantage de temps en activité cérébrale plus élevée, soit en ondes thêta (de 4 à 8Hz). Les hypnothérapeutes amènent le cerveau des patients à passer en activité delta et thêta, car ces basses fréquences le rendent plus influençable et programmable.

Par cet important indice, nous sommes à même de comprendre comment les enfants, dont le cerveau fonctionne surtout dans ces fréquences jusqu’à l’âge de six ans, peuvent acquérir le grand volume d’informations nécessaire à leur survie.

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Les jeunes enfants observent attentivement ce qui se passe dans leur milieu ambiant et acquièrent une sagesse léguée par les parents directement dans leur mémoire subconsciente. Ainsi, ils adoptent le comportement et les croyances de leurs parents.

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(…) les croyances, attitudes et comportements de base observés chez les parents s’intègrent en tant que voies synaptiques dans le subconscient. Une fois programmés dans le subconscient, ils contrôlent notre biologie durant notre vie entière…à moins que nous trouvions une façon de les reprogrammer.

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Étant donné la précision de ce système d’enregistrement du comportement, imaginez les conséquences d’entendre vos parents vous dire « tu es un enfant stupide »,  » tu ne le mérites pas », ‘tu n’arriveras à rien », « tu n’aurais pas dû naitre » ou « tu es faible. Lorsque des parents inconscients ou insensibles lancent de tels messages à leurs jeunes enfants, ils ignorent évidemment que ces commentaires sont téléchargés dans la mémoire subconsciente de l’enfant en tant que « faits absolus ». (…) Au début de son développent, la conscience de l’enfant n’est pas encore assez évoluée pour que ce dernier comprenne que ces commentaires ne sont que des paroles et ne décrivent pas nécessairement son « essence » véritable. Une fois programmées dans le subconscient, ces insultes sont interprétées comme des « vérités » qui modèlent inconsciemment le comportement et le potentiel de l’enfant toute sa vie durant.

En vieillissant, nous devenons moins vulnérables à la programmation extérieure, car les ondes de fréquence alpha plus élevée (8 à 12Hz) augmentent.(…) Vers l’âge de 12 ans, le spectre encéphalographie d’un enfant commence à maintenir des périodes de fréquences encore plus élevées, appelées ondes bêta (12 à 35Hz). L’état cérébral bêta se caractérise par « une conscience active et focalisée ».

(…)

Au moment où les enfants arrivent à l’adolescence, leur subconscient est rempli à bloc d’informations: savoir marcher, « savoir » qu’il n’arriveront jamais à rien, ou qu’ils peuvent réussir tout ce qu’ils entreprennent lorsque leurs parents les encouragent, etc. Ensemble, nos instincts génétiquement programmés et les croyances apprises de nos parents forment le subconscient (…).

Nos habitudes et notre physiologie se plient aux « vérités » de la voix centrale, que celle-ci soit constructive ou destructive.

(…)

Les comportements appris et les croyances acquises des autres, entre autres des parents, des pairs et des professeurs, ne concordent pas toujours avec les objectifs de notre conscient. Ce qui nous empêche de parvenir à nos rêves ce sont les limites programmées dans notre « subconscient. »

 


Pour résumer, une grande partie de nos comportements sont dirigés par les « vérités » (aimer est dangereux, réussir est risqué, je n’arriverai à jamais à rien, pour survivre je dois être le plus discret possible, ou aimer est une bonne chose, il n’y a pas de danger à réussir, je peux tout réussir, il est bon et sans danger que je sois moi-même) emmagasinées dans notre subconscient jusqu’à l’âge de six ans. Cela explique dans certains cas, pourquoi nous tombons malades ou mettons longtemps à guérir: notre subconscient n’est pas d’accord avec ce que nous faisons, car cela va à l’encontre de sa programmation. Par exemple, nous avons l’occasion de gravir les échelons dans notre travail et tombons malades, car selon la programmation de notre subconscient, la survie est « ne pas réussir » parce que par exemple nous avons entendu dans notre petite enfance « tu es stupide » ou  » tu n’arriveras à rien » ou nous avons été réprimandé après avoir fait le clown alors que pour nous c’était un grand succès d’être parvenu à faire le clown, ou nous avons vu des proches avoir des soucis suite à un succès., etc. Alors le comportement réflexe inconscient qui se met en place est de nous « empêcher » de réussir « pour notre sécurité » car le message retenu par le subconscient est que réussir est dangereux.

Nous pouvons aussi tomber malades pour la raison subconsciente inverse: nous ne sommes pas sur « notre route de réussite ». Par exemple nous refusons toutes les possibilités d’avoir une vie sociale épanouissante, or notre subconscient a programmé qu’avoir une vie sociale épanouissante était le meilleur comportement de survie. Car par exemple dans notre petite enfance, nos parents ou proches nous l’on affirmé, ou l’ont montré par leur comportement, ou nous avons entendu ou assisté à la douleur de personnes qui étaient isolées, etc.

Pour ma part, je pense que « ne pas être sur sa route » correspond également à « une mission », « un rôle » ou « des facultés » ou des « besoins » que nous avons au fond de nous, comme une évidence, mais là nous sortons du subconscient… Aussi, il y a de nombreuses autres causes de maladies: retenir ou nier ses émotions, ne pas les exprimer, un choc, un traumatisme, un événement qui entre en contraction avec l’idée que nous avons de nous-même, etc, etc… ou les microbes, virus, bactéries, accidents, etc… ;-)…

Pour revenir au subconscient, selon Bruce Lipton, la volonté ne suffit pas à nous changer, et même se battre contre notre subconscient (notre programme de survie) peut être risqué psychologiquement. Il veut mieux se rendre compte de nos automatismes (je me cache, je m’empêche de réussir, j’ai tout intérêt à ne pas guérir, etc.) , de les reconnaître et, sans s’y opposer, avec douceur d’utiliser notre libre arbitre, car heureusement, Bruce Lipton nous explique que le conscient à également son mot à dire, c’est notre libre arbitre, et s’il ne peut pas facilement empêcher les comportements automatiques programmés dans la petite enfance (avant 6 ans), il peut s’en rendre compte et réadapter notre comportement. Aussi, il est possible de reprogrammer le subconscient:


 

« Il est souhaitable de répéter qu’il n’est jamais trop tard pour qu’un adulte parvienne à dépasser sa propre programmation négative en accédant à l’esprit subconscient par différents processus, dont l’hypnose, l’accoutumance ( la répétition de nouveaux comportements), la thérapie cognitive-comportementale et un vaste éventail de moyens pshychoénergétiques induisant des changements rapides (tels que listés sur mon site Web, au www.bruceliption sous l’onglet Ressources) »

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